En écrivant sur ma mauvaise expérience du Maroc, je ne fais clairement pas dans l’originalité : beaucoup se sont frottés au royaume chérifien et ont regretté leur choix. Mais là où les témoignages s’attachent à retranscrire l’attitude écœurante de certains Marocains envers les touristes, le mien est plus personnel. Il ne s’agissait pas que d’une histoire de harcèlement de rue et d’escroquerie : c’est tout un contexte qui a fait dérailler ce voyage au Maroc. Chroniques d’une traversée du désert aussi pénible que frustrante.
Préambule d’un voyage désastreux au Maroc
Statistiquement, quand on a la bougeotte, on devrait toujours finir par vivre au moins un voyage dont on se serait bien passé, non ? Mais les articles qui relatent ces échecs sont plutôt rares. J’ai donc décidé d’ajouter ma pierre à l’édifice des voyages foirés (mention spéciale à mon calendrier de l’Avent 2020), quitte à détourner certains internautes d’un pays qui a pourtant la cote. Mesdames messieurs, j’ai nommé : le Maroc, que j’ai découvert à la Toussaint 2023.

Leçon n°1 : vivre les rêves d’autrui peut devenir un vrai cauchemar
Pour resituer le contexte, ce voyage n’était pas le mien. Je n’aurais jamais mis les pieds dans ce pays, si ce n’était pour accompagner ma mère qui souhaitait accomplir son rêve : voir le désert. Le Maroc n’a jamais été sur ma to-do list, même si j’étais éventuellement curieuse de voir le Sahara. Mais je garde l’esprit ouvert et je ne dis jamais non à une opportunité de découvrir le monde, même les coins qui sont aux antipodes de mes préférences. En tant que bonne fifille habituée à voyager, j’ai décidé d’aider ma mère fraîchement retraitée à apprivoiser le grand saut hors de nos frontières.
Certains diraient que, pour quelqu’un n’ayant jamais voyagé de sa vie, se fixer pour objectif de dormir dans le Sahara est un peu présomptueux. Mais ma mère est ambitieuse, et moi suffisamment rodée pour gérer ce périple de 10 jours, malgré mon peu d’intérêt pour la destination.
Au final, ça a été le seul voyage de ma vie où j’ai dû acheter des billets d’avion à prix d’or pour rentrer plus tôt que prévu (mais pas pour les raisons que vous pensez).

Leçon n°2 : choisir la promiscuité pour faire des économies n’est pas toujours un bon calcul
Je suis quelqu’un qui déteste partager mon espace. Seules exceptions : mon mec et mon chat. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais voulu vivre en collocation, dussé-je manger des Yum Yum pour boucler mes fins de mois. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je suis partie du cocon familial dès ma majorité acquise, laissant ma mère polytraumatisée par l’enchaînement 18 ans -> baccalauréat -> permis de conduire -> déménagement, tout ça en un mois de temps (pardon Maman).
Mais pour ce voyage au Maroc, j’étais prête à faire une exception et à réserver des chambres avec deux lits simples. De quoi économiser un peu sur le budget total, sans sacrifier les jolis riads qui font intégralement partie de l’expérience marocaine. Ce qui paraissait une bonne idée en soi est devenu un gros problème, puisqu’il s’avérait que ma mère… ronflait. Beaucoup.
Moi qui avais encore la tête dans les nuages à 21h lorsque l’avion s’est posé à Marrakech, j’ai commencé mon voyage la tête dans le cul le lendemain matin, malgré les boules quiès.

Leçon n°3 : quand on vous dit que les Marocains harcèlent les touristes, c’est vrai
Je vais probablement me faire des ennemis avec ce chapitre, mais il faut dire les choses telles qu’elles sont : les vendeurs marocains sont CASSE-COUILLES. On m’en avait déjà parlé, mais je ne prenais pas la mesure de l’omniprésence des sollicitations intempestives.
Alors oui, nous avons débuté notre voyage au Maroc par la médina de Marrakech. Oui, c’est ultra-touristique, oui c’est bien connu qu’on s’y fait alpaguer dans tous les sens. Mais j’étais loin de me douter que ça allait être à ce point, moi qui étais habituée aux marchands thaïs qui tentent, mais n’insistent pas (trop). Et je ne parle même pas du marchandage, où ils essayent systématiquement de nous faire payer 5 fois le prix réel et vous insultent si vous n’achetez rien. Je parle de ces individus qui, dès que vous marquez une pause de 2 secondes pour vous orienter dans la médina, vous alpaguent alors que vous dites non une fois, deux fois, dix fois, et vous tiennent la jambe sans lâcher prise. Le harcèlement de rue, au Maroc, c’est un art de vivre.

Ils vous suivent malgré vos refus et vous obligent à leur donner de l’argent pour vous avoir « montré le chemin », puis vous insultent quand vous opposez une fin de non-recevoir et campent devant le musée dans lequel vous vous êtes réfugiés (Marrakech).
Ils vous déshabillent du regard et vous sifflent quand ils vous croisent, juste parce que vous êtes une meuf (Ouarzazate).
Ils s’improvisent gardiens de parking et tentent de vous extorquer de l’argent pour avoir « surveillé » votre voiture de location sur le parking gratuit de votre hôtel (Ouarzazate).
Ils sont à l’affût, prêts à sauter sur tous les distributeurs de billets ambulants étrangers qu’ils croisent. Tout est sujet à être monnayé, et au final, il ne vous reste plus de votre voyage au Maroc qu’un arrière-goût, suffisamment amer pour effacer les bons échanges que vous avez pu avoir. Il ne vous faudra pas longtemps pour ne plus oser entrer dans une boutique ou regarder un étal, de peur de vous faire insulter si vous n’achetez rien, ou de vous faire arnaquer si vous achetez. Surtout à Marrakech, que les locaux surnomment Arnakech.
On retiendra de tout ça la formule magique « Demain, Inch’ Allah », seule à même de vous dépêtrer de ces marchands extrêmement insistants. Voyager au Maroc vous amène à mentir et à vous en remettre à la volonté d’un dieu quelconque pour obtenir la paix, et j’ai détesté ça.
Vous voyez le gars assis à gauche ? Il nous a suivies et nous a forcées à lui donner de l'argent pour nous avoir "guidées" alors qu'on avait rien demandé.
Les marchands sont malins : les étalages colorés attirent le regard, et ils en profitent pour s'accrocher à vous comme des sangsues.
Leçon n°4 : la street photography n’est pas possible quand la street entière jauge la taille de votre porte-monnaie
Il est très probable que vous passiez par la médina de Marrakech lors de votre séjour, et on peut comprendre pourquoi : le labyrinthe des ruelles, les portes colorées, les rayons de soleil qui percent à travers les tissus tendus de part et d’autre d’une rue sont extrêmement photogéniques. Il y a énormément de petits détails à voir, de scènes de rue inspirantes, d’architecture emblématique du Maroc.
Tout photographe a donc forcément l’envie de sortir son appareil photo, mais c’est un piège ! Car dès que vous vous arrêtez, quelqu’un va tenter de vous vendre un truc. Même quand on s’intéresse davantage à l’architecture ou aux ambiances de rue très globales, ça nécessite de s’arrêter, ce qui équivaut à une invitation tacite pour se faire aborder, surtout si vous vous affichez avec plusieurs milliers d’euros de matos en main (ce qui n’est pas spécialement conseillé). C’est donc extrêmement frustrant de voyager à Marrakech en tant que photographe.
Quelques pièces ouvragées exposées au palais Bahia
Forcément, on a envie de s'arrêter quand on voit autant de couleurs ! Mais le rabatteur guette...
Mes astuces :
- Les chats : photographiez les innombrables félins qui peuplent la ville, ce sont des sujets intéressants et ça fait rire les locaux, qui bizarrement ne tentent plus de vous détourner de votre prise de vue.
- L’ultra grand-angle : cet objectif permet de prendre des photos de scènes de rue tout en orientant l’objectif vers le haut (ou vers le côté du sujet). C’est assez fourbe mais efficace pour photographier une ruelle sans que quelqu’un se sente visé.
- L’imprimante de voyage : j’ai acheté une mini-imprimante (Canon Zoemini 2) et j’offre un tirage avec la photo que je viens de prendre, rapidement importée sur mon smartphone et retouchée vite fait sur Lightroom Mobile. Quand vous voulez faire un portrait d’une personne, demandez-lui la permission et expliquez-lui ce que vous comptez faire de la photo (valable pour le monde entier).
Le chat agent d'accueil au palais Bahia
Un pépère sur sa p'tite couverture berbère
Un pot-tichat à Marrakech
Le reste de mon voyage a été plutôt relax sur ce plan. Nous avons loué une voiture à Ouarzazate et avons roulé jusqu’à M’Hamid, en passant par Zagora. J’aurais vraiment adoré photographier davantage, dans ce climat beaucoup moins hostile qu’Arnakech, si je n’avais pas eu à me frotter au boss final de mon voyage au Maroc…
Leçon n°5 : l’expression « désert médical » peut aussi être interprétée au sens littéral
Nous avions atterri le mercredi soir, et dès le samedi ça a commencé à se corser pour moi. Je veux dire, outre le manque de sommeil, le comportement détestable de certains Marocains et le fait que je ne pouvais pas photographier ce que je voulais. En cause cette fois-ci : mes règles (avec le package habituel des menstruations douloureuses).
Le lendemain, j’ai pris sur moi pour crapahuter dans le magnifique Ksar d’Aït-Ben-Haddou. Mais courant d’après-midi, j’étais tellement HS que j’ai demandé à rentrer à l’hôtel. Au fil des heures qui ont suivi, la fièvre est arrivée : « Tiens, j’ai pas ça habituellement ». Et elle est restée. Pendant une semaine.
J’ai commencé à avoir mal à la gorge. Puis des maux de tête. Je toussais. Le nez qui coule. Impossible d’avoir accès à un test Covid, à moins d’aller aux urgences. Mais j’étais motivée par notre objectif premier : accompagner ma mère jusque dans le Sahara. Je pouvais pas abandonner en si bon chemin, alors que nous venions d’arriver à Ouarzazate, aux portes de désert !
Le magnifique Ksar de Ouarzazate
Une ruelle peu touristique dans le Ksar de Ouarzazate
La route principale qui traverse Ouarzazate
Souk berbère à Ouarzazate
J’ai pris sur moi et je me suis automédicamentée du mieux que j’ai pu. Mais la fièvre était toujours là. Et ce nez qui coule. L’air était si aride et poussiéreux (moins de 10 % d’humidité) que ma toux était omniprésente. Je me suis tellement mouchée que j’ai commencé à saigner du nez. Une fois. Deux fois. Dix fois . Et à flots, à chaque fois. Mais nous avons continué notre route. À Zagora, exténuée, j’ai craqué pour réserver deux chambres séparées, espérant dormir un peu. Puis direction M’Hamid, puis un trajet en 4×4 de 2h, et voilà enfin le désert du Sahara.

Du côté de ma mère, tout allait bien. Moi, j’étais dévorée toute crue par l’angoisse et la frustration de ne pouvoir profiter pleinement de cet instant unique. Mes saignements de nez étaient tellement impressionnants que j’avais peur de me vider de mon sang au milieu des dunes, loin de tout médecin, dans l’expression la plus pure de ce que « désert médical » pouvait signifier. Le vent faisait voler le sable, des grains si fins qu’il faut les toucher pour le croire. Éternuements à répétition. Toux exacerbée. Voix transformée. Curieuse nuit d’Halloween que ce bivouac au milieu de nulle part, la peur chevillée au corps et assommée par la fièvre.

Les dromadaires sont vraiment adorables, j'adore leur tronche de cake !
Les courbes dessinées par le sable changent tous les jours.

Après cette escapade dans le désert, je n’étais plus capable de continuer, et nous étions tombées d’accord sur le fait que retourner à Marrakech comme prévu initialement était hors de question. Nous sommes donc reparties de l’aéroport d’Ouarzazate deux jours plus tard, moi dissimulant maladroitement mes toussotements.
Dès le lendemain de notre atterrissage, direction le médecin. Bronchite et suspicion de pneumonie. « Ah mais vous savez, il faut absolument éviter les milieux arides quand on a une bronchite », me dit-on, pendant que je mouchais des grains de sable.
Une semaine après mon rétablissement presque complet, je retombais malade. Covid.
En conclusion, je dirais que si ce voyage au Maroc était désastreux de mon point de vue, ce n’était pas le cas pour ma mère (heureusement, c’était quand même elle la protagoniste principale). Comme quoi, même en partant à plusieurs, voyager reste avant tout une expérience très personnelle… Cela me fait quand même bien suer parce que c’était mon premier périple en Afrique, pour une première impression c’est un peu nul ! En tout cas, jamais de la vie je remettrai les pieds dans Marrakech. Le reste du Maroc ? C’est pas un non catégorique, mais faut vraiment qu’il y ait des arguments solides pour que j’y retente ma chance. Autrement dit, j’ai mieux à faire pour l’instant.
Et vous, quelle expérience avez-vous de votre voyage au Maroc ?
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Souvenir d’un autre Maroc, l’Oriental. Loin de l’architecture splendide et du clinquant annoncé de la côte Atlantique, il y a une région méconnue de ce pays : l’Oriental. Du port de Nador (idéal pour une traversée en bateau depuis Sète, à proximité de l’enclave espagnole de Melilla) à Oujda (sa vieille ville charmante et aussi un aéroport international) jusqu’au désert à Figuig (magnifique ksour au milieu d’une palmeraie, point de passage des expéditions de Théodore Monod et frontière avec l’Algérie), l’Oriental est une région apaisée par rapport à la pression globale plus l’Ouest. Entre Méditerranée et désert, quelques centaines de kilomètres pour voir le Maroc autrement, en toute décontraction et au cœur d’un paysage splendide.
Même si j’avais déjà mon idée sur ce genre de destinations, cela vient encore y mettre une pierre à l’édifice … C’est un peu comme l’Inde, j’aimerais beaucoup, mais le harcèlement de rue est aussi un gros frein, même étant accompagnée d’un homme, donc je m’abstiens et de toute façon, il y a tellement d’autres pays à voir ! 😀
Effectivement le choix est suffisamment vaste pour ne pas s’infliger quelque chose que l’on sait d’avance difficile à supporter pour nous. Autant je peux faire l’effort pour vivre dans des conditions de vie drastiquement différentes, autant concernant le harcèlement j’ai zéro tolérance.
Cela fait 2 jours que je suis rentrée de Marrakech. J’ai le même sentiment. Je n’ai pas du tout apprécié mon voyage ; le harcèlement de rue, les hommes nous ont regardé comme si nous étions des morceaux de viande, la pollution, la saleté des rues, la pauvreté, et la condition animale.. J’ai passé ma semaine à donner de l’eau aux chevaux tractant les calèches … J’ai eu tellement mal au cœur de voir tant d’animaux souffrir ..
Et pour couronner le tout, je suis malade. Certainement une bronchite.
Bref, le Maroc, une fois, pas deux.
Ton récit me rappelle des souvenirs, et je constate que la situation n’a malheureusement pas changé… on sait que Marrakech est un attrape touriste, mais on ne s’imagine pas le niveau de harcèlement et d’agressivité que l’on peut subir dans la zone du souk si on achete pas leur produits etc.. je pense que ca passe encore dans le cadre d’un groupe mais à 2 c’est compliqué meme avec un homme. J’y etais allée il y a quelques années, et j avais écourté mon séjour pour fuir à Essaouira, infiniment plus paisible.
Coucou Neige ! (quel joli nom 😍)
J’ai entendu du bien aussi d’Essaouira. Au Maroc, les locaux disent « Marrakech Arnakech, Tanger Danger, Essouira et ça ira ».
Merci pour ton commentaire 😊
Je suis désolée de lire ton expérience. Ayant vécu le même « trauma » en Egypte (sans la maladie), je comprends complètement.
J’ai bani depuis bon nombre de destinations dont le Maroc.
Il y a assez d’autres régions à visiter dans le monde.
Coucou Sarah,
oui comme tu dis il y a bien d’autres endroits à visiter, c’est pas comme si on pourra tous les faire de notre vivant de toute manière (ou alors en posant un pied dans la capitale pendant 3 jours histoire de dire « j’y étais » comme bon nombre de tour du mondistes haha). J’aimerais beaucoup aller en Egypte pourtant quel dommage !
Bises,
Alexandra
Hello Madame,
Je comprends votre préoccupation concernant la généralisation excessive à partir d’une expérience individuelle. Il est crucial de souligner que chaque pays recèle une diversité de cultures, de personnalités et d’expériences. Il serait erroné et injuste de réduire un peuple entier à des stéréotypes basés sur une seule rencontre.
En effet, il existe des marchands malhonnêtes et opportunistes dans tous les coins du monde, tout comme il existe des individus généreux et accueillants prêts à partager leur culture et leur hospitalité sans aucune arrière-pensée. Le Maroc, à l’instar de tout autre pays, n’échappe pas à cette réalité.
J’espère que ma réponse a pu apporter un éclairage différent sur la situation et vous inciter à nuancer votre jugement sur le Maroc. Ce pays, comme tous les autres, est composé d’une population diverse et riche en cultures et traditions. Il serait dommage de se priver de la chance de découvrir ses trésors et sa beauté en raison d’une expérience négative isolée.
Je vous encourage à poursuivre votre exploration du Maroc et à aller à la rencontre de ses habitants. Vous découvrirez sans nul doute un peuple chaleureux, accueillant et fier de son patrimoine.
Bonjour Yahya,
comme je l’ai mentionné dans mon article, je suis allée au Maroc uniquement pour accompagner ma mère. Je n’ai jamais été séduite par le pays auparavant dont le climat est trop chaud et surtout trop sec pour moi. Je ne compte donc pas poursuivre mon exploration du Maroc actuellement, ayant d’autres priorités de voyage. Mais il est en effet très juste de signaler qu’il y a des personnes malhonnêtes partout et si jamais je devais y retourner pour le boulot ou autre, je n’aurais aucun problème à y aller avec des yeux neufs et l’esprit ouvert pour me laisser porter par le pays 🙂
Bonjour,
Selon les endroits au Maroc où vous vous rendez le climat est complètement différent, gros cliché de penser Afrique, climat sec et aride, allez juste sur la côte Atlantique vous verrez qu’en été il y fait moins chaud qu’en France, taux d’humidité assez important du à l’Atlantique, les températures en été dépassent rarement les 24 degrés.
Concernant votre impression sur le Maroc, je suis d’accord que certain marocains ont un comportement malhonnête et irrespectueux envers les femmes ou les touristes et le fait d’être sollicité en permanence peut être épuisant mais cela est vraiment spécifique à Marrakech même si des personnes malhonnête vous pourrez en trouver partout ils se feront plus discret.
Le désert et les gens du désert sont par contre très gentils et accueillants, je pense que votre bronchite vous a complètement empêché de profiter de votre voyage donc éviter de faire des conclusions un peu simpliste.
Bonne route,
Bonjour, je ne fais que relater mon expérience dans des zones touristiques. Mon avis compte autant que celui de quelqu’un qui aura vécu une très bonne expérience de son voyager au Maroc, et ceux-là on ne leur demande pas de tempérer leur avis pourtant. Il n’y a pas de conclusion « simplistes » à tirer, juste relater un avis PERSONNEL. Dieu que c’est compliqué d’exercer son droit à relater une expérience personnelle et unique sans que la foule se sente obligée de lever les fourches…
Expérience également extrêmement décevante, en tout cas je déconseille fortement la région de Tetouan, côté massacrée par les constructions, ville sans intérêt.. Venus ici suite à l’invitation d’une amie marocaine qui nous avait vanté les charmes de sa région, nous avons hâte de reprendre l’avion après 5 jours interminables…
Bonjour Sylvie,
je ne connais pas du tout Tetouan et j’avoue que mon article ne porte pas du tout sur l’urbanisme local mais plutôt sur mon expérience humaine. Là où vous voyez une ville sans intérêt, certains peuvent y voir un beau terrain de jeu photographique ou d’urbex 🙂
Tomber malade dans un environnement où on ne se sent pas bien doit être pénible.. Vous n’avez pas eu de chance dans vos rencontres car loin des zones touristiques , les marocains ont la réputation d’être accueillants et chaleureux .. et je ne dis pas cela parce qu’ à 50% marocaine mais parce que ce sont les commentaires qu’on lit généralement sur ce pays – A la lecture du titre de votre blog , j’ai été interpellée parce qu un groupe d’ internautes malveillant sévit sur le net pour décrédibiliser le Maroc et j’ai été curieuse d’en savoir plus. Je suis vraiment désolée par vos mésaventures marocaines et moi même, j’évite les coins touristiques. Bien sûr la terre est vaste et il y a des rencontres intéressantes à faire dans bien des pays mais si vous étiez contrainte de revenir au Maroc, sachez que seul le sud est sec, toutes les villes côtières sont tempérées Essaouira est très ventée et en montagne (à 60 km de Fès ou de Marrakech .. ), on peut y voir de la neige dès le mois de décembre..
Bonjour et merci d’apporter un peu de perspective au sujet du climat. Mais même la Provence est beaucoup trop sèche pour moi. Mon père se rend souvent au Maroc donc je sais que le désert n’est pas partout et qu’il n’y retournerai pas s’il avait une mauvaise expérience, il est au contraire toujours content de l’accueil, mais il reste dans son hotel all inclusive et hors de Marrakech, donc pas la même expérience que moi. On ne peut pas plaire à tout le monde, en témoigne cet article de blog où tout le monde se jette à ma gorge pour avoir juste publié MON retour d’expérience négative, et on ne peut pas trouver une destination qui fasse l’unanimité.
je suis pas le seul a me faire comme un rat mot dans presque toute le ville du maroc .
et pour temps je me suis marie la bas et donc je suis sans etre plus ouvert etc .
mais c’est le meme constant malgres tout les fois ou je y suis allez pour soit dissant
faire la fete ou les amis ou la famille de femme etc etc
aucun interrant et il sont tout les 5 a essayer de arnaque et de harcele
Bonjour,
Je viens tout juste de rentrer de deux semaines de voyage au Maroc, seule, j’ai 33 ans et c’était la première fois que je quittais l’Europe. Bus de la Suisse à Barcelone, puis Ferry jusqu’à Tanger, TGV pour Casa et train pour Marrakech. Ensuite le bus pour rejoindre Zagora et M’Hamid. Mon but était un trek de 5 jours avec un nomade que je connais (l’été il travaille comme employé saisonnier sur ma ferme, l’hiver il rentre chez lui et vie du tourisme au Maroc). Je suis retournée à Marrakech en bus. Je n’ai jamais pris de taxi (sauf pour rejoindre l’aéroport le dernier jour).
Je suis partie avec tous les apriori que vous décrivez, cela m’angoissait passablement pour un premier voyage. Et bien contre toutes attentes je n’ai rien vécu de tel! J’ai fait des rencontres incroyables, les marocains sont extrêmement gentils et touchants ! Bien sûr j’ai du faire preuve de fermeté dans le souk, mais j’ai pu flâner sans me faire embêter et le marchandage s’est toujours bien passé, souvent dans la rigolade. J’ai adoré manger le soir à Marrakech, aucune des trois soirées que j’ai passée là-bas ne s’est déroulée comme je l’avais imaginé, je me suis laissé guider par mes rencontres et c’était plus incroyable à chaque fois. J’ai tout de même préféré le calme et l’esprit « campagnard » du sud à cette ville intense.
Ce que j’ai vite compris en arrivant là-bas (même déjà sur le ferry pour Tanger) c’est que le Maroc c’est pas la Suisse, qu’il y a une autre culture à comprendre et qu’il fallait que je change mon regard. À ceux qui n’y sont jamais allés, j’ai qu’un seul conseil, voyez par vous-même. J’ai fait un voyage seule magnifique, à l’opposé de ce que l’on m’avais prédit. Une amie m’a avoué à mon retour avoir attendue que je rentre pour me partager son expérience qui ressemble plutôt à celles des commentaires précédents, je l’en remercie. Pour ma part c’est sûr, je retournerai au Maroc!
Bonjour Roxane et merci pour ton commentaire 🙂
Je pense que si 100% des gens qui voyageaient au Maroc y vivaient une mauvaise expérience, cela fait depuis bien longtemps que plus personne n’irait. Cependant, la proportion de gens déçus ou qui y ont passé un mauvais moment semble toutefois plus élevée que dans d’autres destinations. Il y aura toujours des personnes qui auront plus de chance que d’autres de toute façon, le mieux c’est d’aller se rendre sur place et de se forger sa propre opinion comme tu l’as fait !
Bonjour,
Je pense que c’est vraiment propre à chacun ma toute première fois à Marrakech je suis partie seule et vraiment je peux dire que je me suis senti tranquille vraiment comparé à la Tunisie ou les hommes étaient beaucoup plus insistants.
Je ne dis pas que je ne me suis pas fais accosté mais un petit salam la chokran avec un sourire vraiment aucun problème.
D’ailleurs je pars régulièrement en week-end à Marrakech recharger mes batteries un vrai coup de cœur pour ce pays, j’ai fait de magnifiques rencontres avec des gens accueillants et bienveillants.Vraiment navré que ce voyage fut un désastre et comme tu l’as dit la terre est assez vaste pour découvrir des paysages magnifiques.
Bonjour,
mon avis est mitigé. En effet, nous sommes partis au Maroc il y a 3 semaines avec mon mari. Nous avons pris une chambre dans un riad à Marrakech. La traversée des ruelle pour nous rendre à la place Jemaa El Fna fut épique. Notre téléphone en main, ouvert sur Google maps, nous nous faisons interpeller par un local qui » gentillement ( c’est ce que l’on pense, et pourtant on avait lu le routard qui nous disait » attention »), donc je disais , qui gentillement nous montre une direction puis nous précède, puis nous montre des rues et lieux que nous n’avons pas demandé…nous le stoppons gentillement, il continue, nous le stoppons à nouveau, il nous dit » bienvenue, bienvenue » , puis nous lui signifions que nous nous allons nous débrouiller et là,il se plante devant nous et attend de l’argent, nous parle des pauvres aveugles, des handicapés, des indigents, qu’il est bien de donner de l’argent….je propose d’aller acheter du pain et du lait mais non, il veut de l’argent c’est tout. Nous lui signalons que nous venons d’arriver et que nous n’avons pas de Dirhams sur nous, il demande alors des euros. Nous lui signalons que nous n’avons pas d’argent du tout sur nous et lui disons que manger seraient serait mieux pour ces pauvres gens . Je sens que là on le dérange… Nous lui redisons alors que nous allons nous débrouiller et le remercions. Il n’est pas content, tant pis. Il faut savoir que ce monsieur nous avait tenu comme discours qu’il venait en ville depuis la montagne et qu’il allait repartir le lendemain. Quelle ne fut pas notre surprise de le recroiser 2 jours de suite ! Je lui ai alors dit » alors vous n’êtes pas reparti dans la montagne du coup ? » il a souri. je lui ai dit » à demain ».
Nos traversées des souks ont été toutes différentes au fur et à mesure des jours alors que nous prenions plus d’assurance et d’aplombs.
Le premier jour sur la place Jemaa el fna fut horrible pour moi. Ces pauvres petits singes attachés à des chaînes très courtes auxquelles ils s’accrochent et crient/hurlent à chaque fois que leurs bourreaux les tirent pour les mettre sur les épaules des touristes tout contents de donner qq Dirhams pour faire une selfie de l’horreur. Pareil pour ces pauvres serpents sortis puis rentrés sans cesse des boîtes, paniers pour assouvir le désir d’adrénaline des touristes.
Que dire de cette femme à laquelle j’ai refusé poliment ma main pour un dessin au henné et qui de colère, m’a prise la main de force pour y balancer une giclée de henné et par la même occasion, bousiller mon sweat.
Par contre, un soir nous avons croisé un vendeur de viande grillée d’une extrême gentillesse qui nous a expliqué beaucoup de chose sur les différentes parties du mouton qui étaient mangées et pourquoi, sans solliciter un dirham. Les vendeurs de jus de fruits ont eux aussi été super sympas et nous ont guidé gratuitement vers des souks spécialisés que nous cherchions. Ouf , on rencontrait enfin de bonnes âmes.
Sur la fin de notre séjour, nous avons rencontré un merveilleux vendeur de dattes et épices dans une petite rue en dehors de la place. Il nous a fait goûter et sentir plein de produits. Nous n’avons pourtant qu’un petit paquet de dattes, et 100 grammes d’une épice mais il est resté poli et courtois. Il a été très fier quand nous lui avons proposé de prendre en photo son magasin, il a même souhaité être sur la photo.
Nous sommes allés à Essaouira, effectivement l’ambiance n’est pas la même. très tranquille et décontractée. les tenanciers des cabanes à poissons extrêmement gentils. Nous avons eu de très chouettes échanges avec eux. Par contre, même là bas dans les rues tout comme à Marrakech, si on peut t’arnaquer on ne se gêne pas … concernant le stationnement de notre voiture à Essaouira, nous sommes allés dans un parking payant mais dont les tarifs étaient mentionnés ( 26 Dirhams les 24h)
Sur la route pour Essaouira, nous nous sommes arrêtés dans une coopérative de femmes d’huile d’argan. Une coopérative non touristique et authentique où j’ai pu casser des noix avec les femmes assisent au sol des heures durant. On ne m’a demandée aucun argent. Elles étaient fières de leur travail, fières d’être prises en photos. J’ai acheté qq cosmétiques à l’huile d’argan et de l’huile d’argan alimentaire.
De retour à Marrakech, nous nous sommes garés non loin de notre riad. Pas de panneau, rien, personne. Le lendemain matin, nous nous faisons interpeller par un type qui veut que nous payons pour avoir surveillé notre véhicule la nuit. Nous refusons, montons dans notre voiture, Il frappe alors sur la voiture et redemande de l’argent. Nous partons, il crache sur notre voiture. Cela a été le tournant dans notre relation avec les locaux de Marrakech.
Nous avons pris de l’aplomb les jours passants et avons fait de très bonnes négociations notamment pour notre balade en buggy dans le désert d’Agafey.
Dès que nous sommes rentrés plus loin dans l’Atlas, les rencontres avec les locaux étaient bien plus agréables mais les déconvenues de Marrakech nous avaient rendus méfiants. Nous nous attendions toujours à ce que l’on nous demande » un p’tit billet ». Quel ne fut pas notre étonnement quand mon mari a souhaité acheter un paquet de cigarettes dans une gargotte lors de notre traversée d’un village. Le type qui ne parlait pas du tout le français et très peu l’anglais fait comprendre qu’il n’a pas de cigarette mais qu’un type dans une autre rue en vendait. Il montre à mon mari du doigt le chemin mais mon mari ne comprend pas. Le gars sort alors de son petit magasin et accompagne mon mari, qui a la fin, lui tend un » p’tit billet ». Mais celui ci refuse et repart dans son échoppe. Que ça fait du bien. De retour sur Marrakech, nous cherchons un lieu pour garer notre voiture. Nous avions discuté avec un des gardiens du riad concernant les parkings publiques non signalés comme payants. Les types qui viennent vous voir doivent porter un gilet et un badge. Mais attention, ils demandent une somme d’argent trop importante ( si ça peut passer). ET ça a été le cas. nous avons proposé une sommes bien moins importante ( 3€la nuit). il ne voulait pas, mais quand nous l’avons menacé d’appeler la police touristique, il nous a fait un grand sourire et a accepté..
Voilà, en gros, sentiments mitigés. Des paysages magnifiques même si franchement à certains endroits ils cultivent le sac en plastique… Marrakech porte bien son surnom d’Arnakech ça c’est certain mais quand on prend de l’aplomb cela devient un peu moins étouffant.
Les riad sont magnifiques et sont de superbes écrins de calme et de douceurs au milieu de la fourmilière.
La misère est à chaque coin de rue, les chats sont bien mieux lotis.
Il faut s’éloigner des grandes villes pour trouver le coeur des marocains.
Ce séjour a été fort en émotions dans tous les sens du terme. Les paysages sont très beaux…. Mais la négociation permanente n’étant pas notre fort, l’arnaque ne faisant pas partie de notre système de valeurs, il est clair que nous n’y retournerons pas.
Ma fille de 20 ans et sa copine reviennent tout juste de Marrakech après avoir écourté leurs séjour au bout du deuxième jour, elle a littéralement agressé par un Uber Local avec de très mauvaise intentions, en l’espace de deux jour sur place elle n’a pas arrêter d’être harceler, dévisager et aborder par des hommes qui n’on aucun respect de la femme et ne pense même pas conséquence traumatique de leurs actions, c’est inadmissible de vivre cela quand on est une gamine de 20 ans. En effet, la terre est grande et croyez moi le Maghreb restera une destination bannis de ses projets.
Je suis désolée pour cette expérience !
Cependant, le Maghreb n’est pas que Marrakech 🙂
Je tiens à souligner à quel point cet article est précieux et pertinent. Il offre une perspective claire et enrichissante sur un sujet qui nous concerne tous. Avec votre permission, j’aimerais beaucoup pouvoir partager cet article sur mon blog Palettemaroc, afin de permettre à un plus large public d’en bénéficier. Merci d’avance pour votre validation, et continuez votre excellent travail !
https://www.palettemaroc.shop/palette-plastique-maroc-0
Bonjour, tout le monde est bienvenue de reprendre une petite citation de mon article et de mettre un lien vers mon article 🙂
En revanche il n’est pas autorisé de reprendre tout mon texte ni photos. Déjà pour des raisons de respect des droits d’auteur qui sont protégés, ensuite pour éviter le duplicate content (et Google pénalise les sites qui s’y adonnent). Merci pour votre compréhension 🙂
J’ai ris en lisant ton article, beaucoup ris , sauf quand tu es malade bien sûr!
Le Maroc est une de mes destinations préférées depuis 30 ans, Marrakech n’est pas représentatif du pays, (comme Paris et les parisiens ) j’ai constaté à quel point la ville s’est dégradée au fil des années , la faute aux influenceurs qui se croient tout permis, si si , qui se vantent sur insta youtube d’acheter des paniers, des coussins et autres babioles pour 10 dirhams qu’ils revendent 40€, c’est de bonne guerre que les marrackis gonflent les prix , après pourquoi sont ils devenus aussi agressifs quand un touriste n’achète pas ?
j’ai eu la chance de visiter Marrakech à une époque ou tout était cool, mais je n’ai jamais fait d’achat dans cette ville, sauf des pâtisseries , maintenant c’ est une étape d’une nuit sur ma route.
L e reste du Maroc est tellement beau, accueillant, je t’invite à lire quelques article sur mon blog 🙂 l’expérience est bien différente