Un mois seule en Thaïlande (partie 2)

Dans la première partie de mon voyage en Thaïlande, je vous ai parlé de mon périple dans les îles du Sud, dans la province de Krabi. Je reviens à la charge avec la deuxième partie de mes aventures, cette fois-ci dans la région de Chiang Mai ! Trek, massages, cours de cuisine, visite d’éléphants, Chiang Rai… Les activités y sont très nombreuses et très faciles d’accès. Vous verrez que le Nord est tout aussi intéressant à visiter que les îles paradisiaques !

sanctuaire d'éléphants, Chiang Mai
Un éléphant dans un sanctuaire près de Chiang Mai
Pour rappel

Jour 13 – L’arrivée à Chiang Mai

(Faites défiler les photos en cliquant/appuyant dessus !)

Ah, Chiang Mai… Si je ne devais garder qu’une partie de mon voyage en mémoire, ce serait cette ville ! Je me suis débrouillée pour y aller pile pour les festivals de Loy Krathong et Yi Peng (qui tombent en même temps). Pour le deuxième vous devez sûrement connaître, c’est celui où le ciel s’illumine par un lâcher immense de lanternes de papier ! Le premier consiste, grosso modo, à poser sur l’eau des petites décorations (les krathongs) pour s’attirer la bonne fortune. Quand je suis arrivée, l’aéroport était déjà décoré avec des lampions, ça donnait déjà le ton !

Pour me rendre à mon auberge (le Chiang Mai Gate Capsule Hotel, 5€ la nuit, impeccable), j’ai voulu tenter le taxi collectif, qui est 3 fois moins cher que le taxi normal. Il faut savoir qu’il y a plusieurs couleurs de taxis à Chiang Mai, desservant chacun une zone différente. Si vous êtes vers le centre (ce que je vous recommande fortement), vous devrez prendre un taxi rouge (environ 50 baths/1€20). Pour l’avoir utilisé pour quasiment chacun de mes trajets, c’est vraiment un bon compromis et il ne faut jamais attendre très longtemps avant d’en trouver un.

Après avoir posé mon sac, j’ai voulu me rendre au centre-ville pour faire un peu de repérage, tout en visitant quelques temples (il y en a un pratiquement tous les 50 mètres). Chiang Mai est une jolie ville, il y a des ruelles très paisibles en plein dans l’hypercentre avec de très belles maisons, ce qui surprend un peu quand on compare aux centre-ville grouillants et bruyants habituels. Je ne suis rentrée qu’à la nuit tombée, et j’ai eu un mal fou à retrouver mon hôtel : sa rue s’était complètement transformée, car l’un des plus grands marchés de la ville avait pris possession des lieux : le Saturday Walking Night Market. Et il y avait du monde, beaucoup de monde. Y compris des petits perroquets !

Jour 14 – Le bar à chats et le Sunday Market

J’étais crevée, du coup je ne suis sortie de l’auberge qu’en milieu d’après-midi pour me rendre au zoo de Chiang Mai afin de voir les pandas. Manque de bol, quand je suis arrivée devant, il était sur le point de fermer ! Du coup j’ai rebroussé chemin et suis rentrée à pied au centre-ville. J’aurais voulu tenter le bus local, mais les panneaux étaient écrits uniquement en Thaï, pas moyen de comprendre où je devais aller !

Sur le chemin, j’ai découvert le bar à chats Catmosphere où j’ai décidé de faire une petite halte. J’avais entendu parler de ces fameux bars au Japon et à Londres mais jamais je n’avais pu en tester un ! Les chats étaient bien mignons et venaient sans problème vers les clients. Par contre les boissons et gâteaux étaient assez chers comparés aux prix locaux, mais bon… Un petit câlin félin fait toujours du bien quand on est loin de chez soi.

Je suis arrivée au centre-ville pile quand le Sunday Market démarrait. Il s’agit d’un marché gigantesque où l’on trouve plein de souvenirs, de fringues (j’ai fait une razzia sur les pantalons Thaï et les étoles), mais aussi et surtout : de la street-food à la pelle ! Les petites gargotes s’installent jusque dans l’enceinte des temples où l’on peut s’asseoir et manger nos trouvailles dans un joyeux bazar, avec en fond sonore les moines qui font leurs prières. C’est une ambiance que j’ai a-do-ré, je retournerai volontiers tous les dimanches dans ce marché si je le pouvais. Par contre il faut mieux y aller assez tôt ou juste avant la fin pour éviter la foule : aux alentours de 19h-20h, c’est noir de monde et il est difficile d’avancer ! Je suis rentrée pour ma part vers 22h seulement, car le lendemain une grosse épreuve m’attendait…

Jour 15 – Le trek dans la jungle, jour 1

N’étant pas une grande sportive, je me suis demandé si je n’avais pas vu trop grand en réservant un trek sur 2 jours. Pourtant, c’était tout à fait faisable (même si les courbatures étaient assez violentes à la fin), et je recommande vraiment cette expérience. Chiang Mai est réputée pour être un point de départ idéal pour découvrir la jungle et les petits villages de montagne alentours, chaque hôtel et auberge vous proposera plusieurs brochures pour faire un trek. Il y en a pour tous les goûts : on peut faire uniquement de la marche, ajouter un peu de kayak, visiter des tribus locales… Pour ma part j’ai choisi un circuit comprenant une nuit dans un village Lahu paumé au sommet des montagnes, une descente de rivière en kayak puis en bateau en bambou, et la visite d’un village Karen. Ce trek m’a coûté 1620 baths, soit 40€ au total (repas compris).

Un taxi collectif est venu me chercher vers 8h, puis a filé vers les montagnes après avoir récupéré les autres membres de l’expédition. Il n’y avait que des francophones dans notre groupe ! Le matin même, nous avons visité un village Karen, là où se trouvent les « femmes-girafes ». Je m’y suis sentie extrêmement mal à l’aise car j’ai eu l’impression de le village était traité comme un zoo : les femmes travaillent sur leurs paillasses et se font tirer le portrait par une horde de touristes du matin au soir. D’un autre côté, l’argent récolté grâce aux ventes de produits locaux les aide à vivre, je ne sais donc pas comment me positionner… Le guide nous a présenté à la doyenne, qui avait le cou tellement étiré qu’elle ne pouvait plus enlever ses anneaux sans risquer de se rompre les cervicales (la pose des anneaux commence à 5 ans). Il a proposé que l’on fasse une photo en prenant la pose avec elle mais j’ai refusé, je me sentais déjà assez intrusive comme ça…

Nous avons commencé à marcher après le repas du midi. C’était de la marche bien crevante avec un sacré dénivelé. La végétation était tellement dense que, sans le guide, je crois que nous n’aurions même pas pu savoir qu’il y avait un chemin là-dedans. Il y avait aussi 2 chiens du village duquel nous sommes partis qui nous ont accompagnés (jusqu’au bout !) et qui partaient en éclaireur devant. Quand l’un d’eux aboyait, c’est qu’une bestiole n’était pas très loin : au moins, vu que les chiens bondissaient partout, les potentiels serpents du coin avaient vite fait de fuir. Nous avons atteint le village dans lequel nous allions passer la nuit en fin d’après-midi : il était très rustique, et nous allions tous dormir dans une salle commune, dans un grand bungalow en bambou, qui avait une fantastique terrasse avec une vue imprenable sur les montagnes.

Le soir même, les femmes du village sont venues nous voir pour vendre des massages. Comme tout le monde en voulait un, nous avons vu la moitié des habitants défiler sur notre terrasse! Elles ne sont pas qualifiées pour faire des massages professionnels, mais ça détend quand même les muscles et ça leur permet d’avoir un peu d’argent en plus. C’était d’ailleurs assez drôle, puisque deux d’entre elles continuaient à masser tout en allaitant leurs bébés, comme si de rien n’était ! Je ne sais pas si ça se fait dans les autres villages, en tout cas j’étais contente que l’on s’occupe de mes mollets courbaturés, allongée au sommet de la montagne tout en regardant le coucher de soleil… Nous sommes allés dormir après un repas éclairé à la bougie et quelques chansons du guide qui grelottait dans une grosse couette, la température atteignant péniblement les 15 degrés (prévoyez impérativement une veste pour aller dans les hauteurs, après plusieurs jours passés à 30 degrés, la différence fait mal).

Jour 16 – Le trek dans la jungle, jour 2

La marche a été beaucoup moins fatigante que la veille. En effet, on a eu l’occasion de faire un bout de chemin en rafting pour redescendre des montagnes, puis en bamboo rafting ! J’ai eu de la chance car la rivière était encore « navigable » en cette période de l’année, et quelques torrents subsistaient, même si ce n’était pas très profond. Par contre, quand la saison sèche est à son maximum, il devient quasiment impossible d’utiliser ce moyen de locomotion, le niveau de l’eau étant beaucoup trop bas !

C’était un très bon moment pour moi qui n’ai jamais fait ce type d’activité. Il y avait un instructeur par bateau et le nôtre a été très attentif à nos manœuvres pour que l’on arrive à éviter les gros rochers dans le lit de la rivière. Il a instauré une cadence quasi militaire pour nous indiquer quand et comment pagayer « A gauche ! A droite ! Stop ! Allez-y à fond ! A gauche ! A gauuuche !! Plus à gauche !! STOP ! ». Une fois les torrents passés, j’ai eu une des visions les plus exotiques de tout mon voyage : au détour d’un virage, nous sommes passés devant un éléphant sauvage qui se lavait dans la rivière ! Il nous a même salués en levant sa trompe quand nous sommes passés devant lui ! Une fois les torrents passés, nous sommes allés sur un bamboo raft, un radeau très sommaire constitué de bambous ficelés entre eux. C’était une balade très agréable après avoir autant fait bosser nos muscles, même si l’on coulait légèrement ! A un moment, notre instructeur nous a emmenés vers le rivage en catimini, où se trouvait une petite cabane et deux locaux qui semblaient faire la sieste. Il a aspergé copieusement les hommes par surprise et ils sont tous partis dans un grand éclat de rire ! Ils ont de l’humour ces Thaï, d’ailleurs j’ai souvent eu l’impression durant ce voyage qu’ils avaient bien conservé leur âme d’enfant !

J’ai retrouvé le soir même, au retour à Chiang Mai, deux parisiens avec qui j’avais sympathisé pendant le trek pour profiter des festivités à Loy Krathong, et aller se faire masser dans les rues tellement nous étions endoloris. Fait étonnant, l’un des meilleurs massages de tout mon voyage a été donné à ce moment-là, assise sur une chaise toute simple sur le trottoir, avec les voitures qui passaient (et m’asphyxiaient) un mètre devant moi. Comme quoi, il ne faut pas juger sur la vitrine en Thaïlande…

Jour 17 – Cours de cuisine thaï

J’imagine que c’est en grosse partie à cause de cette journée que je suis rentrée avec quelques kilos supplémentaires. J’avais en effet tellement eu le coup de cœur pour la nourriture thaï que j’ai voulu prendre un cours de cuisine, une activité très répandue à Chiang Mai ! On a souvent le choix entre deux formules : le cours en ville, ou le cours à la ferme (plus cher), à la journée ou à la demi-journée, il y en a même en cours du soir. Pour ma part j’ai choisi un cours à la ferme avec Asia Scenic Thai Cooking School sur une journée entière pour, tenez-vous bien, 1140 baths, soit 28€ !

Comme d’habitude, un chauffeur et la prof de cuisine (qui parlait très bien anglais) sont venus me chercher au pied de mon auberge (décidément, rien que pour ça, la Thaïlande c’est tellement pratique !). Après avoir récupéré les autres participants, notre prof nous a arrêtés dans un marché fréquenté uniquement par des locaux. Elle nous a montrés plusieurs produits indispensables dans la cuisine thaï sous leur forme « brute » afin que nous soyons capables de les reconnaître une fois rentrés chez nous. Et nous a laissé quelques instants pour nous balader nous-même entre les étalages et ressentir cette atmosphère typique d’un marché local, avant de nous faire remonter dans le van et nous conduire à la ferme.

Une fois arrivée, j’étais agréablement surprise ! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, les rares fermes que j’avais vues dans ma vie étaient assez bordéliques et poussiéreuses et l’image était restée. Celle-là était totalement différente ! Le jardin était magnifique (on a eu droit à une visite guidée d’ailleurs) et le cours de cuisine se déroulait dans une pièce sans murs, où l’on avait une vue directe sur la mare d’à côté et les oies qui cancanaient gaiement. Plusieurs hamacs étaient disposés ici et là pour nous permettre de faire une pause entre les plats, parce que tenez-vous bien encore une fois : dans ce cours à la journée, nous avons appris à cuisiner 7 plats différents, et il fallait tout manger après ! Ce que j’ai trouvé absolument génial, c’est que nous avions une grande liste de plats réalisables et que nous pouvions vraiment choisir ce que l’on voulait, alors que dans d’autres cours il faut parfois se mettre tous d’accord pour cuisiner la même chose. Il y en avait vraiment pour tous les goûts, et à la fin du cours, un livret contenant toutes les recettes (même celles qui n’ont pas été réalisées) nous a été offert. Depuis, j’ai cuisiné plusieurs fois le célèbre pad thaï à ma famille et mes amis et c’est très apprécié, en plus d’être rapide à faire ! Nous sommes tous repartis repus en roulant jusqu’au van.

Petite info utile, quand nous avons cuisiné le curry, une des participantes avait choisi le curry vert (le pire en terme de piquant). Après l’avoir écrasé avec un pilon, elle s’est touchée les yeux, erreur fatale ! Ni une ni deux, la prof est allée chercher du sopalin, a mis de l’huile dessus, et l’a posé sur ses yeux. L’effet était instantané pour calmer les picotements !

Jour 18 – Le sanctuaire des éléphants

En Thaïlande, il y a une grosse polémique sur le tourisme lié aux éléphants. Monter sur leur dos n’est pas sans danger, ils ne sont pas fait pour, et nombreux sont ceux qui sont maltraités et perçus uniquement comme une source de revenus. Plusieurs sanctuaires ont vu le jour ces dernières années, où les éléphants sont recueillis (souvent après avoir été maltraités) pour les laisser vivre paisiblement dans la jungle. Il est possible de visiter ces sanctuaires et d’approcher ces immenses bestioles aux grandes oreilles.

Je voulais aller à l’Elephant Nature Park recommandé par beaucoup, mais il était trop cher pour mon budget. J’ai, du coup, trouvé un autre sanctuaire plus abordable, le Elephant Jungle Sanctuary (attention, car beaucoup d’attrapes-touristes usent et abusent du terme « sanctuary » alors qu’il s’agit d’une bête attraction à éléphants, il faut donc être vigilant). Pour une journée entière avec ces animaux, je m’en suis sortie pour 2280 baths / 57€. Le programme était simple : le matin, nous allions nourrir les éléphants, puis, après avoir nous aussi cassé la croûte, nous allions les accompagner pendant leur bain dans la cascade du coin, puis faire un tour dans le bain de boue (toujours avec les éléphants).

La journée a été extrêmement enrichissante et plaisante, hormis les 2h nécessaires pour rallier le camp qui est caché dans les montagnes. Les Thaï qui s’occupaient des éléphants les aimaient vraiment, et les animaux avaient l’air vraiment heureux là-bas ! Nous avons appris beaucoup de choses sur eux et avons eu la grande joie de pouvoir les nourrir, les toucher, et même approcher un bébé éléphant qui, impressionné, tenait la queue de sa maman dans sa trompe. L’épisode du bain a été épique, les éléphants jetaient de l’eau partout et les locaux nous donnaient des bassines pour leur verser de l’eau dessus. C’était tellement beau de les voir jouer entre eux et barrir de joie ! Ensuite nous avons participé à un bain de boue : c’est là que les éléphants vont pour se recouvrir la peau afin de la protéger. On nous avait demandé d’emmener nos maillots de bain, et nous avons tous finit avec de la boue des pieds à la tête, avec les éléphants qui, en plus, nous en jetaient dessus avec leurs trompes ! C’était une journée magique et je recommande vraiment de rencontrer ces éléphants dans un milieu respectueux, c’est bénéfique pour tout le monde et vous aurez peut-être la chance de voir des bébés évoluer au sein d’un cercle familial. Ils sont vraiment touchants et ils n’hésitent pas à vous taper dans le dos avec leur trompe pour vous signaler que vous devez les laisser passer !

Jour 19 – Chiang Rai

Les deux parisiens rencontrés pendant le trek et moi avions envie de nous refaire une excursion ensemble, avant que chacun parte dans une direction différente. Du coup, on a jeté notre dévolu sur la visite du temple blanc de Chiang Rai, la Black House (toujours à Chiang Rai), et sur un petit tour express au Laos via le Mekong (700 baths l’excursion, soit 17€). J’étais assez déçue de la journée, principalement parce qu’il faisait un temps moche, et parce qu’il nous a fallu environ 3h pour rejoindre Chiang Rai. En plus, comme j’avais tous les jours fait des choses assez intenses, j’étais plutôt fatiguée. Rajoutez à cela un petit coup de blues, et vous obtenez une journée mi-figue mi-raisin qui ne m’a pas laissé un souvenir transcendant alors qu’objectivement, avec le recul, c’était quand même très intéressant !

Le temple blanc est vraiment ce que j’ai préféré, malgré un monde hallucinant. Les sculptures de l’artiste Chalermchai Kositpipat sont époustouflantes, et ce mix étrange entre modernité et tradition fait que l’on peut passer des heures à observer tous les pans de mur pour découvrir des petits détails cachés. C’est un vrai temple avec des moines bouddhistes qui y officient, pourtant dans le melting-pot de sculptures de mains sous le pont de l’entrée du temple, on peut y trouver un fuck. Ou une tête de mort. Il y a aussi un arbre auquel sont suspendues des têtes de Gollum, Batman, Hellboy… C’est vraiment bizarre. Ça change beaucoup des autres temples, et comme il est toujours en construction, si on revient chaque année il y aura toujours quelque chose de nouveau à voir !

La Black House était assez dérangeante, il s’agit en fait d’une collection impressionnante de taxidermie et d’ossements, mélangées à des constructions et œuvres de Thawan Duchanee, un artiste reconnu internationalement et décédé depuis peu. Même les meubles semblent sortir tout droit d’un sombre roman de fantastique ! On nous a laissé que peu de temps sur place (puisque nous avions déjà passé 3h sur la route), mais c’était suffisant pour en faire le tour.

Nous sommes ensuite partis pour le triangle d’or, là où la Birmanie, la Thaïlande et le Laos se rejoignent avec juste le Mékong au milieu pour les séparer. On nous a proposé de payer 330 baths/8€ pour prendre le bateau et poser le pied pendant 30 min au Laos. Pas une minute de plus, car pour se faire, nous avons dû donner nos passeports ! La balade en barque sur le Mékong ne restera pas dans les annales, j’imagine que je n’étais pas au meilleur endroit pour voir ce fleuve… Quant au petit marché qui nous attendait côté Laos, il était là exclusivement pour les touristes. On pouvait y trouver de l’alcool avec des serpents qui macéraient dedans, des cartouches de cigarettes, des fringues qui étaient les mêmes que côté Thaï et… une radio qui diffusait Justin Bieber. On ne s’attendait pas à grand-chose de toute façon, soit on y allait et on pouvait dire qu’on avait posé le pied au Laos, soit on restait sur la berge à attendre que les autres membres du groupe reviennent. Après quoi nous sommes remontés dans le van, et c’était reparti pour 3h de route, non sans faire un tour au préalable dans une tribu Lahu du coin.

Jour 20 – Le cours de massage

Je m’étais jurée de me laisser cette journée pour juste me balader tranquillement et souffler un peu. Finalement, je suis passée le matin devant l’école de massage Sabai De Ka qui proposait des cours, et j’y suis retournée l’après-midi même (Chiang Mai est hallucinante, on peut tout faire, tout de suite, sans rien prévoir) pour suivre un cours de massage thaï focalisé sur la tête, le visage, les épaules, et le dos pendant 3h. Ça m’a coûté 1200 baths / 30€ et j’ai été très surprise par la qualité de la formation reçue. Ils font aussi des cours de plusieurs jours pour vraiment maîtriser la chose et beaucoup de masseurs professionnels du monde entier viennent s’y former.

Nous n’étions que 4 pour un professeur : deux hommes, et une autre fille. Le professeur nous montrait d’abord en utilisant l’un de nous comme cobaye, puis nous devions nous exercer ensuite entre nous en duo, et il n’hésitait pas à nous corriger dès que l’on faisait mal une manipulation. Il nous a expliqué pas mal de choses pour que nous fassions correctement les mouvements sans faire mal à la personne (comme par exemple ne pas faire de pression sur l’articulation du genou quand on s’occupe de ses jambes). C’est sûr que nous n’allions pas devenir de grands professionnels avec une formation aussi courte, par contre c’est suffisant pour faire un massage un peu plus élaboré à son conjoint. A la fin de la formation, un diplôme nous a été remis et j’étais toute fière d’avoir encore appris quelque chose ! De plus, beaucoup de techniques utilisées lors des massages que j’ai reçus durant mon voyage m’ont été expliquées. J’ai pu observer un peu mieux par la suite la manière dont les masseurs/masseuses s’y prenaient, pour étoffer mes propres massages !

Jour 21 – Le départ pour Pai

Je n’avais prévu mon voyage, à la base, que jusqu’à Chiang Mai. J’ai beaucoup entendu parler de Pai pendant mon passage dans cette ville. On me disait que c’était une destination tranquille, qui devenait de plus en plus prisée mais pas trop non plus, assez hippie. Ce qui m’a décidée à y aller, c’est que j’avais vraiment besoin à ce moment de me poser quelques jours pour récupérer, et que je voulais voir la campagne.

Comme pour tout à Chiang Mai, je n’ai eu qu’à descendre dans l’accueil de mon auberge et demander à réserver un transport pour Pai, située à 130km. J’ai payé 170 baths /4€ pour une place dans un van (climatisé) et suis partie dans la matinée. Vous connaissez la route aux 800 virages ? Et bien c’est celle-là. J’avais oublié ce que c’était d’avoir le mal des transports, ne l’ayant pas ressenti depuis que j’étais toute petite. A la fin du trajet (qui a duré 3h, sinon ce n’est pas drôle), j’avais vraiment mal au ventre. Je vous ai uploadé une vidéo sur Youtube tellement c’est n’importe quoi. En plus, j’étais à côté du conducteur avec une vue imprenable sur la route…

Une fois arrivée, j’ai pris possession de mon super bungalow au Hotel Pai Country Hut, l’un des meilleurs hébergements de tout mon voyage. Le fait que j’avais un hamac rien que pour moi, dans un beau jardin, a beaucoup aidé aussi il faut dire, et tout ça pour 16€ la nuit !
J’ai ensuite flâné pour découvrir Pai et j’ai beaucoup aimé son atmosphère. Il y a quelque chose de très « artiste » dans ses rues, dans ses devantures, dans sa population. Énormément de gens tout droit sortis des années 60 aussi, touristes comme locaux. J’ai découvert une librairie qui vendait des livres probablement abandonnés là par les touristes. J’ai craqué pour un bouquin et j’ai passé le reste de l’après-midi dans mon hamac avec un bon bol de muesli/fruits frais/yaourt/miel servi par la réception (la dolce vita !). Le soir venu, j’ai rencontré un groupe de 3 français qui avaient loué deux scooters pour se balader le lendemain, du coup nous nous sommes arrangés pour que je récupère un casque et que je les accompagne car, sachez-le : Pai sans scooter, c’est possible mais vous ne verrez pas grand-chose !

Jour 22 – A la découverte de Pai

J’ai retrouvé le groupe de français vers 8h du matin et nous sommes partis dans une source d’eau chaude cachée dans la jungle, peu connue des touristes (dans ce groupe, une personne venait pour la 3è fois, et connaissait donc les bons plans). Un autre avantage est qu’elle est gratuite, contrairement à la plus connue qui est plus facilement accessible ! Nous sommes restés plusieurs heures à barboter dans l’eau translucide en attendant que l’atmosphère se réchauffe. Nous sommes finalement repartis quand des villageoises venant d’une tribu voisine sont venues avec des paniers de linge sale pour y faire leur lessive !

Nous avons ensuite décidé de partir à l’assaut d’une cascade, dont la hauteur permettait de contempler un magnifique paysage en arrière-plan… Il y avait quelques personnes qui s’amusaient avec les toboggans naturels creusés par l’eau, et tout le monde parlait avec tout le monde, c’était une ambiance vraiment bon enfant comme à Pai. Par contre, je suis incapable de vous expliquer où se trouve cette cascade… Surtout qu’il y en a plusieurs dans les environs ! C’est une des activités phare du coin pour se rafraîchir en dehors de la piscine de Pai.
Nous avons profité également de l’attraction naturelle la plus connue du coin : le coucher de soleil sur le « grand canyon ». Il s’agit d’un vrai canyon, qu’il est dangereux de parcourir car aucune barrière de sécurité n’est présente. Si vous faites un faux pas, vous tombez dans le vide et c’est tant pis pour vous. C’est un bon spot pour profiter d’un coucher de soleil magique sur les montagnes, par contre nous sommes repartis avant la nuit tombée car c’était trop risqué de traverser le canyon sans lumière.

En conclusion, Pai était vraiment tranquille et relaxante, mais deux jours m’ont suffi. J’avais une nouvelle lubie en tête : je voulais au départ rejoindre Bangkok en bus en passant par les anciennes capitales Ayutthaya et Sukhothai, mais j’avais beaucoup trop envie de refaire de la plongée avant de rentrer en France. J’ai donc acheté au dernier moment un billet d’avion pour Surat Thani dans le but de passer mes derniers jours à… Koh Tao, le paradis des plongeurs ! Je vous donne rendez-vous sur cet article pour lire la dernière partie de mes aventures, en solo, en Thaïlande !

Retrouvez les autres parties de mon voyage en Thaïlande !

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