Découvrir Malte en 4 jours : mon récit !

Un de mes sports favoris est de scruter les vols low-cost qui partent près de chez moi, « au cas où ». C’est ainsi que, juste après avoir publié mon dernier article, je suis tombée sur une affaire en or : Ryanair venait d’ouvrir une liaison entre Baden-Baden (en Allemagne, à 30km de Strasbourg) et Malte, avec des prix cassés ! L’occasion était trop bonne, et je suis partie sur un coup de tête avec mon fidèle acolyte pour 4 jours dans le plus petit pays de l’Union Européenne.

Azure window, Malte
Azure window, île de Gozo, Malte

Il est utile de préciser qu’avant de tomber sur cette bonne affaire, je ne connaissais strictement RIEN de Malte, hormis que :

  1. C’était une île quelque part dans la mer Méditerranée,
  2. Il y avait eu des histoires de Templiers,
  3. Euh… C’est à peu près tout, en fait.

C’est donc en méconnaissance totale du pays que je suis partie, le mardi 3 Mai, pour tenter d’en savoir plus sur Malte. Il faut dire qu’à 75€ le billet d’avion aller-retour, même si on est loin de mon record (un aller-retour à Stockholm à 35€), on n’a pas trop hésité !

Quelques généralités…

S’héberger à Malte à la dernière minute

Ecriture maltaise
Pas de panique, tout le monde ou presque parle anglais !

Comme nous nous y sommes pris au tout dernier moment, trouver un hébergement correct à petit prix a été une sacrée galère : 80% des établissements sur Booking étaient déjà réservés, et les rares hôtels disponibles étaient soit très chers (on en a vu un à 1000€ la nuit…), soit situés à San Ġiljan/Paceville, que l’on voulait éviter absolument parce que les reviews de ces hôtels parlaient tous d’ambiance très bruyante la nuit. Au final on a tenté notre chance sur Airbnb et on a trouvé une chambre chez une anglaise expatriée dans un quartier calme de San Ġwann, juste à côté des arrêts de bus, pour 38€ la nuit. On avait un étage rien que pour nous, avec une salle de bain gigantesque où l’on pouvait caser 5 personnes sous la douche, et une TV avec plein de DVDs. Si vous allez à Malte, tentez le coup chez elle, nous en gardons un excellent souvenir et notre hôte nous a donné plein de bons tuyaux pour visiter le pays ! Et quel que soit l’endroit où vous allez, tout le monde parle anglais sur cette île, vous ne risquez pas d’avoir de gros soucis de communication. Vous pouvez toujours vous amuser à apprendre quelques mots en maltais mais c’est une langue vraiment obscure. En même temps avec des villes s’appelant Xghajra ou Marsaxlokk, faut s’accrocher.

Découvrir Malte en bus : toute une épopée

Si vous pensez que parce que Malte est toute petite île (27 km de long), on peut facilement se déplacer, je vous préviens : vous avez tout faux ! Le système de bus est pourtant bien pensé à la base : le moindre petit village est desservi, et dans l’aéroport vous pouvez acheter directement une carte de bus à 21€ pour une semaine, permettant de prendre tous les bus (y compris ceux sur l’île de Gozo, et ceux de nuit) en illimité. De toute façon le train n’existe pas à Malte, les vélos sont eux quasi absents (ils roulent comme des dingues de toute façon, et les routes sont très étroites), alors si vous n’avez pas de voiture vous n’aurez pas d’autre choix.

Là où le bât blesse, c’est que la ponctualité des bus est très aléatoire. Lors de la première matinée, nous voulions nous rendre au centre de l’île pour visiter Mdina et Rabat, et nous avons dû attendre une heure et demi à notre arrêt de bus pour nous mettre en route : le premier bus est arrivé 30 min en retard et nous est passé sous le nez sans même s’arrêter, le second est arrivé aussi en retard. Et pendant ce temps, on a vu passer plein de bus d’autres lignes, certains en retard, d’autres en avance. Même au départ de la ligne, par exemple à La Valette où transitent la plupart des bus, on en a vu un qui est parti 10 min en avance sur l’horaire prévu alors qu’il n’était pas plein !

Je vous conseille de vous pointer 20 min en avance à votre arrêt de bus (je vous garantie que vous allez avoir de mauvaises surprises sinon), et de télécharger l’application gratuite Tallinja pour trouver des chemins alternatifs si vous loupez un bus. Faites de grands signes au chauffeur pour qu’il s’arrête, et surtout: ne soyez pas pressé. Nous avons passé TROIS HEURES dans les transports pour faire 20 pauvres kilomètres pour nous rendre à l’Azure Window sur l’île de Gozo. Il y a des arrêts quasiment tous les 100 mètres et plein, plein de tours et de détours, du coup ne croyez pas que parce que vous n’allez pas loin, ça sera vite fait. Il y a beaucoup de choses que nous n’avons pas vu/fait parce que prendre le bus nous prenait un temps pas possible.

Prendre le ferry pour Gozo

Il y a aussi un ferry pour aller sur l’île de Comino, mais je n’ai pas testé par manque de temps. Concernant Gozo, la traversée est rapide (25 min), il y en toutes les demi-heures ou presque (les horaires sont sur Gozo Channel Company), y compris la nuit, et vous ne payez la traversée qu’en reprenant le ferry en sens inverse pour revenir sur Malte (4€65 au total). Pensez à prendre votre billet retour dès que vous arrivez sur Gozo, car le soir il y a une sacrée foule et vous risquez de louper votre ferry en faisant la queue pour acheter le ticket. C’est ce qui nous est arrivé. Fondamentalement, ce n’est pas très grave, mais si vous êtes en soirée, que vous avez encore 2h de bus pour faire vos 15 km de trajet, et qu’en plus certaines lignes ne fonctionnent plus après 20h… Vous avez vite fait de vous retrouver coincé.

Le coût de la vie sur Malte

Bruschetta
Miam les bonnes bruschettas !

Difficile d’en parler de manière exhaustive puisque je n’y suis restée que quelques jours et que je n’ai pas testé certaines activités en vogue comme les sports nautiques ou la plongée. Par contre, au niveau nourriture, on a été vraiment très surpris : la gastronomie principalement méditerranéenne que l’on retrouve sur Malte est non seulement excellente, mais également peu chère. Nous n’avons pas vu une seule pizza à plus de 10€ en restaurant. Les portions servies sont très généreuses : une seule entrée peut suffire pour être rassasié. Ce n’est pas pour rien que Malte est le pays affichant le plus fort taux d’obésité en Europe. En tout cas, la qualité est là, et nous avons dégusté des plats énormes de bruschetta pour 5€. Les gâteaux à la ricotta sont eux aussi légion et coûtent rarement plus qu’un euro, c’est un en-cas parfait bien qu’un peu écœurant à la longue.

Question visites culturelles, nous n’avons pas trouvé les tarifs excessifs : nous avons payé en moyenne 5€ l’entrée (parfois pour des visites quand même très courtes), par contre l’Hypogée de Ħal Saflieni (un vaste cimetière préhistorique souterrain inscrit au patrimoine mondial de l’humanité) affiche 30€ l’entrée pour un adulte ! En plus il faut réserver vraiment à l’avance sur Heritage Malta pour avoir une place. Pour visiter la Blue Grotto (que nous n’avons pas pu faire, j’y reviendrai), on peut payer une place dans un petit bateau pour 13€. On peut trouver pas mal d’excursions à la journée pour visiter l’île en bateau, et les prix sont assez raisonnables. En conclusion, pour 4 jours, nous en avons eu pour 280€ chacun (avion + logement + transports sur place + nourriture + visites + quelques extras…). Malte est donc un pays du sud très accessible pour les petits budgets. Et puis comme ils ont l’euro, pas de frais bancaires !

Jour 1 – La Valette

La Valette
La Valette vue depuis les jardins

Étant donné que notre avion a atterri à 9h du matin, nous avons dans un premier temps pris le bus pour rejoindre La Valette. Mon acolyte et moi-même évitons les capitales comme la peste, aussi s’est-on dit que l’on allait visiter cette ville en premier, comme ça c’était plié. Après environ 30 min de trajet, nous sommes arrivés à la gare routière qui est juste devant les portes menant à la capitale, un endroit à retenir.

Ruelle La Valette
Une ruelle dans La Valette.

Cette ville ne compte que 6 600 habitants, du coup elle est vraiment toute petite et la vie industrielle et économique du pays se passe plutôt dans les villes alentours (le seul moyen de savoir que l’on passe d’une ville à l’autre, c’est de passer devant le panneau : c’est tentaculaire et très dense, sans aucune « coupure » entre les agglomérations). Le tour est relativement vite fait, elle compte quelques musées mais aussi et surtout le seul jardin et la seule fontaine que nous ayons vus pendant 4 jours (il y en a d’autres ailleurs mais il faut vraiment les chercher). Certaines scènes de Game of Thrones ont été tournées dans les ruelles de La Valette, avec un peu d’imagination on peut retrouver un peu l’ambiance de Port-Réal. L’architecture en elle-même est très dépaysante : tous les bâtiments ont cette même teinte jaune/miel blanchie par la soleil. Malte étant en elle-même un gros caillou, les couleurs sont assez rares finalement. La Valette a le mérite de proposer de splendides vues, notamment sur les trois cités en face depuis le balcon des jardins, facilement accessibles par bateau. Elle est plutôt bien conservée, et peu de maltais veulent habiter là-bas, justement parce qu’on ne peut pas y faire tout et n’importe quoi en construction et aménagement (dixit notre logeuse).

Jardins La Valette
De jolis jardins sur les remparts de La Valette

En début d’après-midi nous en avions fait le tour et nous sommes partis en quête d’un bus pour trouver notre logement. Sur le trajet on s’est aperçu que l’architecture était grosso modo la même partout, avec toujours cette utilisation de pierre jaune, et des toits plats. C’était très « arabisant » et plutôt charmant. Nous avons découvert que la plupart des maisons possédaient des noms propres sur Malte en plus de leur numéro. Du coup j’ai passé le temps dans le bus en faisant un classement mental des meilleurs noms. Outre les « Ave Maria » et les noms de Saints, car Malte est TRÈS religieuse (il y a même des autocollants « Jésus saves you » sur et dans des bus), on en a vu des plus cocasses comme « Lapins », « L’hérisson », ou « Disneyland ».

Nom maison
Les Maltais ont l’air de bien aimer le français pour nommer leurs maisons, même si ce n’est pas encore au point.

Vu que nous nous sommes levés à 5h du matin, nous nous sommes écroulés sur le lit en arrivant et nous ne sommes ressortis que le soir venu pour trouver un restaurant où manger à San Ġiljan, le centre de la vie nocturne du coin. C’est là que nous nous sommes rendus compte que commander une entrée + un plat chacun était une grosse erreur de débutant à Malte quand on a un petit estomac. En tout cas, il y avait une ribambelle de restaurants le long du petit port qui étaient tous plus attrayants les uns que les autres, et le cadre était vraiment agréable pour profiter de notre première soirée en terrasse de l’année !

Jour 2 – Mdina, Rabat et la Blue Grotto

Blue Grotto
La Blue Grotto, inaccessible les jours venteux…

Une journée en somme assez courte étant donné que nous avions traînassé le matin et qu’en plus on a dû attendre 1h30 pour trouver un bus pour aller à Rabat, au centre de l’île. C’est dans cette ville que se trouve Mdina, la « ville silencieuse ». Il s’agit d’un dédale de ruelles dans une enclave fortifiée où vivaient à l’époque beaucoup de nobles. C’est aujourd’hui un des trésors du patrimoine maltais. Pour ceux d’entre vous qui regardent Game of Thrones, c’est aussi un endroit où a été tourné quelques scènes de la maison des plaisirs de Littlefinger ! C’est en arrivant à Mdina que je me suis rendue compte à quel point Malte possède une histoire riche, pourtant je n’en avais jamais entendu parler avant.

Mdina ruelle, Malte
Une ruelle dans Mdina
Mdina, Malte
Il y a quelques chanceux qui vivent encore dans Mdina !
Fontanella Mdina
Les gâteaux au café Fontanella.

Mdina est vraiment jolie (même si la visite se fait rapidement) et l’ambiance est très calme. Ce qui est surprenant, c’est qu’il y a encore des gens qui vivent là-dedans, et que l’on peut retrouver des voitures devant les façades typiquement médiévales ! La ville abrite aussi quelques musées permettant de comprendre ce qu’il s’est passé sur cette île (notamment avec les Templiers), dont le donjon de la torture (5€ l’entrée). Un moyen ludique, quoiqu’un peu glauque, de découvrir une partie de l’histoire maltaise et du rôle de la France sur cette île via des reconstitutions, mais aussi de se familiariser avec les méthodes de torture arabes ou chrétiennes utilisées jadis sur l’île… Si vous avez faim après avoir visité cet endroit, je vous recommande de faire un tour au café Fontanella qui a une belle vue sur la plaine autour de Mdina. Ils ont un choix vertigineux de gâteaux succulents à 3€ et quelques la part.

En-dehors de Mdina, c’est la ville de Rabat, qui a aussi pas mal de choses intéressantes à visiter, notamment sous l’église St Paul. On peut y voir de très anciennes catacombes (sans les squelettes !) dans un vrai labyrinthe, la grotte de St Paul, mais aussi des abris de la seconde guerre mondiale creusés sous terre. A l’époque, chaque maison du coin devait avoir un accès vers ces abris et on peut visiter à sa guise les différentes salles creusées par les habitants. Certains ont fabriqué des bancs ou des lits en creusant dans la pierre, d’autres ont voulu mettre un peu de joie dans leur bunker en peignant les murs en bleu ou en posant du carrelage coloré…

Saint Paul's Grotto, Malte
L’intérieur de la grotte de St Paul à Rabat

Nous avons ensuite pris le bus pour voir la fameuse Blue Grotto, mais manque de bol, il y avait de grosses rafales de vents ce jour-là, les bateaux permettant de la visiter étaient du coup restés à quai. Si vous avez l’occasion, allez-y et montrez-moi vos photos !

Jour 3 – Gozo, l’Azure Window et Ramla Bay

Azure Window 2
Le paysage dans les alentours de l’Azure Window

Que dire sur cette journée, si ce n’est que nous avons passé au total 6h dans les transports pour faire un aller-retour sur Gozo ? Je comprends maintenant pourquoi sur certains forums des voyageurs conseillaient d’y passer au moins une nuit… Il faut impérativement prendre cela en compte dans votre emploi du temps, en tout cas notre journée a été flinguée par tout ce temps perdu.

On a quand même découvert l’Azure Window, une arche naturelle creusée dans la roche qui a été utilisée dans la scène du mariage entre Khal Drogo et Daenerys dans la série Game of Thrones. Sans surprise, il y avait du monde malgré la basse saison, mais ça ne nous a pas empêché de nous balader autour (voir photo d’en-tête). J’y ai même fait une vue en 360° comme si vous y étiez ! (merci l’application Bubbli !)

Ramla Bay
Le sable de Ramla Bay sur Gozo

Nous sommes ensuite reparti en bus à Victoria, la « capitale » de Gozo pour manger un bout (encore une fois, la nourriture était à tomber par terre) pour ensuite filer vers une des rares plages en sable de Malte à Ramla Bay (au nord-est de Gozo). Cette plage a un sable rouge-orangé et est très agréable pour lézarder un peu au soleil. Par contre, avec seulement un bus toutes les heures et demi, mieux vaut garder un œil sur sa montre. Il y a une liaison directe entre Ramla Bay et Mgarr, le port d’où repart le ferry pour rejoindre l’île principale. Prévoyez un chapeau car il n’y a absolument pas d’ombre à l’arrêt de bus, et à Malte ça cogne fort, nous nous en sommes tirés avec de beaux coups de soleil en ce début du mois de mai !

Je ne pourrais pas en dire davantage sur Gozo, si ce n’est que le paysage est fondamentalement le même que sur l’île principale. C’est un gros caillou avec peu de végétation (mais beaucoup de figuiers de barbarie grillés par le soleil qui poussent partout de manière totalement anarchique), et il n’y a aucun cours d’eau, tout comme sur Malte. Les animaux sont vraiment rares hormis les chiens/chats, les lapins (très prisés dans la cuisine maltaise), et quelques oiseaux et abeilles (mais où peuvent-elles bien butiner ? Nous n’avons quasiment pas vu de fleurs !). Il y a aussi apparemment des hérissons dans ce pays, nous avons vu un panneau de signalisation demandant aux conducteurs de faire attention aux « traversées intempestives »…

Blue Grotto 2, Malte
Voici pourquoi j’appelle Malte « le gros caillou » !
Paysage de Malte
Une vue du paysage sur l’île principale de Malte

Jour 4 – Le temple Tarxien, Marsaxlokk et Pretty Bay

Marsaxlokk
Le joli port de Marsxalokk avec ses barques en bois typiques

Probablement la meilleure journée du voyage, puisque nous avons moins pris le bus que les jours précédents. Nous nous sommes rendus dans un premier temps à La Valette pour prendre un bus vers le temple de Tarxien, une construction néolithique qui remonte à l’âge de bronze et qui est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Il y a plusieurs temples de ce style à visiter sur Malte, mais celui où on est allé était assez intéressant, bien que vraiment rapide à visiter (15min chrono pour 5€ l’entrée). C’est toujours sympa de se balader dans des constructions aussi vieilles en imaginant ce qui a pu se produire à cet endroit, ou même comment ils ont réussi à construire des choses pareilles avec les moyens de l’époque. En lisant les panneaux explicatifs, on se rend compte qu’au final les chercheurs butent sur encore beaucoup de questions pour expliquer le pourquoi du comment de cet endroit. Si vous aimez l’Histoire avec un grand H, Malte est une destination très intéressante pour voir tout ça, il existe même un pass musée qui permet de visiter la plupart des sites pour un prix bien inférieur plutôt que si vous payez à l’unité.

Temple de Tarxien, Malte
Le temple de Tarxien, protégé du soleil sous son grand parasol

Nous sommes ensuite repartis en direct de Marsxalokk, à l’est de l’île. Ce fut une très bonne surprise : le port est très mignon avec tout ses petits bateaux bleus typiques de Malte, et il y a un marché très réputé de poissons qui s’y tient le dimanche. Tous les autres jours, il y a aussi des étalages permettant d’acheter souvenirs et produits locaux, comme des nappes en dentelle ou des confitures. Il y a une multitude de petits restaurants permettant de déjeuner juste à côté de l’eau, avec des prix très abordables.

Nous avons continué ensuite notre descente vers le sud en passant par Birzebbuga, où, parait-il, se trouve une autre plage en sable nommée Pretty Bay. Et bien grosse déception : elle n’est pas jolie DU TOUT ! Premièrement, c’est une plage artificielle en plein centre-ville, deuxièmement, juste en face de la plage, l’horizon est caché par… un énorme port à cargos. Il y en avait un venant de Singapour face à nous en train d’être déchargé. C’est impressionnant à voir, mais pour une après-midi bronzage au calme, ce n’est absolument pas le bon endroit ! Il parait que le snorkeling est plutôt pas mal dans le coin pour les enfants car l’eau est peu profonde, mais même l’eau ne donnait pas envie d’aller dedans. Bref, grosse déception. Du coup nous sommes rentrés chez notre logeuse (et boum, encore plus d’une heure de bus dans les dents !).

Pretty bay, Malte
Pretty Bay n’est pas « pretty » du tout.

En conclusion

Même si j’ai savouré toutes mes journées à Malte, je n’ai pas eu de coup de foudre pour cette destination. C’est un pays intéressant à visiter pour quelques jours, qui a un énorme potentiel si on y fait de la plongée (il y a énormément d’épaves à visiter), et qui vous promet un sacré dépaysement.

Pour ma part j’ai trouvé le paysage extrêmement monotone une fois la surprise passée sur l’architecture atypique des maisons et sur les figuiers de barbarie. Aimant la verdure, c’était difficile de me retrouver sur ce caillou tout jaune/blanc, plutôt stérile, où il n’y a aucune source d’eau. Ce qui m’a beaucoup manqué aussi, ce sont les odeurs. Mis à part cette senteur omniprésente de « pierre dorée au soleil » qui donne l’impression d’être dans une carrière gigantesque, il n’y avait pas d’odeurs particulières, ni de fleurs, ni de nourriture, ni rien. Les rues sont quant à elles très propres, par contre dès que l’on jette un œil par-dessus le muret, on retrouve des vieux pneus, des matelas abandonnés, des déchets de toutes sortes et des tribus de chats errants.

La nourriture y est excellente et peu chère. Les locaux sont quant à eux très accueillants ! Je ne pensais pas qu’il y avait autant de choses à voir dans ce pays, surtout d’un point de vue historique, mais comme je l’ai souligné plus haut, le temps passé dans le bus va probablement vous forcer à revoir vos objectifs à la baisse. En plus, c’est grosso modo toujours le même paysage à travers la vitre, donc assez ennuyant à la longue (en-dehors des noms des maisons à découvrir). C’est vraiment le gros point noir pour moi, qui a beaucoup impacté sur la qualité de mon séjour. J’ai loupé pas mal de choses que j’aurais voulu voir par manque de temps, comme les piscines naturelles creusées dans la roche et le lagon bleu sur l’île de Comino. Peut-être reviendrai-je à Malte pour un second round, mais pour le moment ce n’est pas dans mes priorités.

Et vous, vous connaissez Malte ? Vous en pensez quoi ?

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